La prime à l'embauche a permis à Lauriane Halie d'avoir un contrat de professionnalisation. Tom et Lumi, l'entreprise de chaussons écologiques en cuir, compte ainsi créer son premier CDI.
Elles ont besoin l'une de l'autre. Alexandrine Jacob pour faire décoller son entreprise, Tom et Lumi. Lauriane Halie pour pouvoir, enfin, exercer ses talents dans la mode. Grâce au groupement d'employeurs des Olonnes et à l'aide à l'embauche, versée par l'État aux petites entreprises, depuis un mois et demi les deux femmes travaillent ensemble. Et en mars prochain, à la fin du contrat de professionnalisation de Lauriane, toutes deux rêvent à leur premier CDI.
« Pour un meilleur bien-être »
Alexandrine Jacob sait où elle va. La chef d'entreprise a déjà roulé sa bosse. Si elle vient juste de s'installer dans l'atelier n°1 de la pépinière d'entreprises, « c'est pour se rapprocher de son conjoint ». En effet, depuis 2011, l'ancienne podologue fabrique ses chaussons « 100 % écologiques avec du cuir français, au tannage végétal, pour un meilleur bien-être ».
« J'ai lancé mon entreprise en Loire-Atlantique à Campbon. Là-bas, je travaillais avec les ateliers d'insertion. » Très vite, la jeune femme entrevoit les limites de ce « portage salarial ». Notamment au niveau de la qualité, un critère sur lequel elle a basé son marché.
De plus, la formation récurrente de nouvelles personnes lui prend du temps. Ce qui l'empêche de trouver de nouveaux points de vente. Même si ses chaussons se vendent bien en France, dans des magasins bio, sur son site internet, mais aussi à l'étranger, la production reste limitée.
À Olonne-sur-Mer, Alexandrine souhaite donner une nouvelle impulsion à son entreprise. « Je produisais 3 000 paires. J'espère atteindre les 5 000 et plus, faire passer mon chiffre d'affaires de 80 000 € à 300 000 € ».
Pour cela, elle a besoin de trouver une personne pour l'épauler. Une deuxième elle, en quelque sorte, « qui soit qualifiée en couture, stylisme et modélisme. » Un profil pas forcément facile à trouver. Et surtout comment être certaine de ne pas se tromper dans le recrutement ?
De la boîte à sardine à la création
Alexandrine Jacob se tourne alors vers le groupement d'employeurs des Olonnes. Et bingo. Sonia Vergnaud, directrice, a une personne qui correspondrait au profit recherché. Lauriane Halie, une jeune diplômée des métiers d'arts option costumier réalisateur, qui est allée jusqu'à Cannes se former. Depuis son retour en Vendée, cette dernière ne trouve pas de travail dans la mode. Elle, qui aime créer, coudre, enchaîne des contrats pour la mise en boîte de sardines chez Gendreau, à Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Le courant passe entre les deux femmes.
Le groupement d'employeurs propose alors à Alexandrine Jacob de devenir formatrice, avec la mise en place d'un contrat de professionnalisation. Ainsi, elle pourra lui apprendre à travailler le cuir et aussi la recruter en CDI avec plus de sérénité. Et pour Lauriane, en plus du travail, le bonus de cette année sera une nouvelle qualification professionnelle.
En parallèle, une aide à l'embauche, en vigueur depuis le 18 janvier, a été demandée. Une prime trimestrielle de 500 € versée par l'État durant les deux premières années. Un coup de pouce non négligeable pour l'entreprise, qui lui a permis de franchir le pas d'avoir une salariée. « Quand Lauriane a signé son contrat, raconte la directrice du groupement d'employeurs, j'ai vu briller des étoiles dans ses yeux. »
Plus de détails sur : http://jactiv.ouest-france.fr/job-formation/se-former/tom-lumi-chaussons-cuir-pour-glisser-vers-travail-62366
Françoise ETOUBLEAU.
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