Le portage salarial, à mi-chemin entre salariat classique et régime indépendant, reste méconnu de la grande majorité des salariés du privé : seuls 35% des salariés du privé ont déjà entendu parler du portage salarial et 11% uniquement estiment qu’ils voient précisément de quoi il s’agit.
Le portage salarial, né dans les années 1980, permet principalement à des cadres d’effectuer des missions pour diverses sociétés, en passant par l’intermédiaire d’une "entreprise de portage" qui salarie la personne concernée. Parmi les cadres, qui constituent les profils généralement ciblés par cette formule, 58% d’entre eux disent en avoir entendu parler. Cependant, moins d’un quart sait précisément en quoi consiste le portage salarial.
Aujourd’hui, alors que le connaissance du statut de porté est relativement peu étendue et précise, seuls 13% des salariés du privé se disent attirés par le portage salarial. Les contours du portage salarial, qui se développe lentement, avaient été tracés par le patronat du secteur et quatre syndicats (CGT, CFDT, CFTC, CFE-CGC) dans un accord signé en 2010 au terme de deux ans de négociations. Mais le ministère du Travail n’avait donné le feu vert à son application qu’en juin 2013. A cette date, on comptait 50 000 "portés" en France, générant un chiffre d’affaires de 450 millions d’euros, selon les professionnels du secteur.
Reduire