La Lettre A, no.
La Lettre A, no. 1583 ACTION PUBLIQUE, jeudi 7 mars 2013 Le portage salarial peaufine sa réforme CGT | CFDT | CFE-CGC | Prisme | Medef | Xavier Bertrand | Professionnels de l'emploi en portage salarial | Syndicat national des entreprises de portage salarial | Fédération nationale du portage salarial | PEPS | Didaxis | Guillaume Cairou | Syntec | Jean-Luc Placet | Laurence Parisot | ITG | Patrick Levy-Waitz | Altedia | Raymond Soubie Les acteurs du portage salarial précisent l'accord de 2010 en attendant la commission d'extension qui structurera la profession. Près de trois ans après la signature d'un accord entre la CGT, la CFDT, la CFE-CGC, le Prisme (l'organisation patronale de l'intérim mandatée par le Medef) et le ministre du travail Xavier Bertrand, l'encadrement du portage salarial n'a toujours pas été entériné. Ce statut particulier, qui permet à près de 30 000 consultants indépendants de faire appel à une entreprise spécialisée pour transformer leurs honoraires en salaire, devait passer devant une commission d'extension le 28 février, afin de permettre une validation juridique. Le rendez-vous a été repoussé à début avril, afin de s'adapter à l'agenda surchargé du gouvernement et à l'adoption délicate du projet de loi sur la sécurisation de l'emploi. Créé en novembre 2012 après plus de deux années de négociation, le nouveau syndicat Professionnels de l'emploi en portage salarial (PEPS), issu de la fusion entre le Syndicat national des entreprises de portage salarial (Sneps) et la Fédération nationale du portage salarial (Fenps), profite de ce délai supplémentaire pour clarifier quelques points juridiques de l'accord de 2010. Exemples : exclure les CDD du portage salarial et mettre en place un système de labellisation des entreprises de portage pour éviter toute dérive. Une fois l'accord de 2010 entériné, d'autres étapes se profilent pour les acteurs du secteur. Ils devront négocier les accords de la branche professionnelle ainsi créée, mais aussi amorcer une réflexion plus générale sur l'élargissement du portage salarial à de nouveaux métiers. Pour cela, le PEPS a récemment lancé une nouvelle commission ad hoc. Une telle extension permettra de clarifier la situation des 40% de non-cadres concernés par le portage salarial. Car, à la demande de la CFDT, le texte qui s'apprête à être validé ne concerne que les cadres rémunérés à plus de 2 900 ? brut par mois. Le PEPS dans l'intérim ?Administrateur du PEPS et président-fondateur de Didaxis, un des leaders du portage (qui revendique un chiffre d'affaires de 35 millions d'euros pour 2011), Guillaume Cairou s'est donné un objectif : rapprocher le nouveau syndicat du portage salarial avec l'organisation patronale de l'intérim, le Prisme, qui est depuis 2010 l'interlocuteur officiel du gouvernement sur ce dossier. Initialement peu enclin à partager le marché prometteur du portage, le Prisme s'est désormais rallié à cette revendication. L'hypothèse d'une jonction avec le PEPS est d'autant plus probable que le président du Syntec (conseil et formation professionnelle), Jean-Luc Placet, a récemment écarté l'idée d'un rattachement à sa fédération. Sur ce sujet, Guillaume Cairou, qui se dit proche de Xavier Bertrand, a l'oreille de Laurence Parisot. Arrivé dans la profession après le rachat du cabinet ITG en juillet, Patrick Levy-Waitz, ex-directeur général d'Altedia auprès de Raymond Soubie, est un autre administrateur du PEPS qui compte jouer les premiers rôles dans ce rapprochement avec l'intérim. CGT | CFDT | CFE-CGC | Prisme | Medef | Xavier Bertrand | Professionnels de l'emploi en portage salarial | Syndicat national des entreprises de portage salarial | Fédération nationale du portage salarial | PEPS | Didaxis | Guillaume Cairou | Syntec | Jean-Luc Placet | Laurence Parisot | ITG | Patrick Levy-Waitz | Altedia | Raymond Soubie © 2013 La Lettre A. Tous droits réservés.

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