Le Monde.fr | 23.12.2014 à 09h23 • Mis à jour le 23.12.2014 à 09h30 | Par Margherita Nasi
Prêter des salariés à une société prospère quand on traverse une passe difficile, c’est l’initiative engagée par deux entreprises ardéchoises : alors qu’Inoplast fait tourner les lignes au ralenti et soumet ses employés au chômage partiel, Irisbus-Iveco, à 15 km de là, connaît un regain d’activité. Plutôt que de faire appel à une agence d’intérim, le fabricant d’autocars convient avec Inoplast d’un prêt de salariés.
C’est dire à quel point les relations à l’emploi ne cessent d’évoluer.
L’intérim, le travail à temps partiel, les contrats saisonniers ne sont pas les seules formes d’emploi atypique. Portage salarial, groupements d’employeurs, mais aussi coopératives d’activité et d’emploi : c’est sur ces dispositifs que se penche Christophe Everaere dans Les emplois atypiques. Quelles réponses au besoin de flexicurité ?.
L’ouvrage, en partie nourri par les expériences vécues par les ateliers organisés par l’Agence Rhône-Alpes pour la valorisation de l’innovation sociale et l’amélioration des conditions de travail (Aravis) entre 2012 et 2013, naît d’un constat : malgré leur variété, ces dispositifs « ne représentent qu’une infime partie du volume de l’ensemble des emplois atypiques ». De nombreux dispositifs n’ont jamais connu l’essor escompté.
« Tu ne sais plus quelle boîte tu défends »
En recensant les emplois atypiques disponibles, le professeur de gestion à l’université Jean-Moulin-Lyon-3 [...]
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