15 millions de français se disent intéressés par la création d’entreprise, c’est donc tout naturellement que le travail en freelance est en plein développement. Vous envisagez peut-être vous-même de devenir freelance : vous trouverez ici trois conseils pour vous aider dans votre projet et réussir vos débuts.
 
 
 

Posez-vous les bonnes questions

 

Avant de vous lancer, prenez le temps suffisant pour vous interroger afin de ne pas faire fausse route et réussir vos débuts. Demandez-vous notamment :
 
Si vous êtes fait pour être freelance : de plus en plus de français veulent créer leur entreprise, mais tout le monde n’est pas fait pour être entrepreneur. Faites le point sur vos attentes et sur ce qui est important pour vous.
 
Si c’est le bon moment par rapport à vos engagements et à votre famille : la vie de freelance est instable et demande beaucoup de travail, notamment en phase de démarrage, et peut être déstabilisante au début.
 
S’il y a un marché : il est capital de vous informer sur le marché et de vous interroger sur les personnes prêtes à payer pour ce que vous vendez. Pour cela, faîtes de la veille, parlez de votre projet autour de vous et sondez les personnes de votre réseau.
 
SI vous avez les ressources pour bien travailler en termes d’outils, d’équipements et de fournitures, qui sont indispensables pour le quotidien du freelance.
 
 
 

Entourez-vous

 
Le réseau est incontournable avant, pendant et après la création d’entreprise. N’hésitez pas à parler de votre projet autour de vous, à le confronter pour avoir des feedbacks, sans craindre de vous faire “voler” votre idée.
 
Pour cela, allez à la rencontre d’entrepreneurs ; ce sera d’autant plus intéressant s’ils exercent dans le secteur d’activité dans lequel vous envisagez de vous lancer. Ils pourront vous donner de précieux conseils. Vous pourrez aussi vous faire une idée de la réalité de leur métier au quotidien à partir de leurs témoignages.
 
N’hésitez pas à vous entourer d’experts, qui pourront vous orienter sur des aspects essentiels de la création d’entreprise que vous ne maîtrisez pas forcément : juridiques, comptables, financiers, etc.
 
Enfin, parlez-en avec votre famille : votre projet aura des conséquences pour eux. Passer de la stabilité du salariat aux aléas d’une vie d’entrepreneur n’est pas anodin, d’autant plus lorsqu’on a des enfants en bas âge ou des études à financer.
 
 

 

Choisissez le bon statut

 
Une fois clarifiées les questions autour de votre offre, de vos cibles, des leviers pour trouver des clients, vous pouvez légitimement vous demander quel statut est le plus à-même de répondre à vos attentes. Celui-ci peut avoir toute son importance, une fois votre activité lancée.
 
 
 
Vous avez principalement le choix entre :
 
Une création d’entreprise classique :
 
Différents statuts juridiques permettent de créer son entreprise. Votre choix est principalement conditionné par les risques que vous êtes prêt à prendre (engagement de votre patrimoine personnel ou risque limité au patrimoine de l’entreprise) et par votre volonté d’entreprendre seul ou à plusieurs.
 
Pour en savoir plus sur vos différentes possibilités : Créer son entreprise : quel statut pour bien démarrer ?
 
C’est donc une solution qui peut s’avérer risquée et qui vous oblige à composer avec une sécurité limitée.
 
Le régime auto-entrepreneur (micro-entrepreneur) :
 
Il permet d’être imposé uniquement sur le chiffres d’affaires que vous avez réalisé, de bénéficier d’une simplification concernant la création d’entreprise et la comptabilité. Notons aussi que la plupart des métiers entrent dans le cadre de l’auto-entrepreneuriat.
 
Pour autant, ce choix comporte aussi des inconvénients : le chiffre d’affaires de l’auto-entrepreneur est limité à 32 900 euros par an pour les activités de prestation de service. L’auto-entrepreneur s’inscrit par ailleurs au RSI (régime social des indépendants), sa protection sociale est donc sans commune mesure avec celle d’un salarié. Il est également obligé d’avoir un compte bancaire dédié à son activité, et ne peut gérer des frais professionnels.
 
Le portage salarial :
 
Le portage salarial est une troisième voie à mi-chemin entre salarié et entrepreneur. Un consultant en portage exerce en toute autonomie : il trouve ses clients par lui-même, négocie ses honoraires, choisit son cadre et ses horaires de travail. En complément, il peut s’appuyer sur les avantages du statut de salarié : couverture sociale, cotisation retraite, mutuelle, prévoyance, …
 
En parallèle, il est accompagné par la société de portage qu’il choisit. Celle-ci le fait profiter de l’effet réseau de ses consultants. Elle le libère aussi des parties administratives, juridiques, fiscales et comptables de son activité, tout en l’aidant à se valoriser en tant qu’expert. Ainsi, il gagne un temps précieux et est dans les meilleures conditions pour trouver des clients. Il peut gérer ses frais professionnels.
 
Pour bénéficier d’un comparatif détaillé entre le régime auto-entrepreneur et le portage salarial, découvrez notre article : Portage salarial ou auto entrepreneur : que choisir pour devenir indépendant ?
 
De votre côté qu’allez vous choisir ?
 
Plus de détails sur: http://blog.neocamino.com/3-conseils-pour-se-lancer-en-freelance/
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