Ce modèle dominant que l’on pensait irréversible est en train de se fissurer. Si le salariat reste la norme, les contrats de travail sont de plus en plus précaires puisque, selon l’INSEE, plus de 80% des embauches effectuées depuis 2011 sont des contrats de moins de 3 mois.
 
Il n’est donc pas anormal de voir émerger, depuis plusieurs années, un nouveau mouvement structurel : l’essor du travail indépendant. En Europe, il y aurait ainsi près de 9 millions de freelances soit une augmentation de 45% entre 2000 et 2013. Aux États-­Unis un travailleur sur trois est aujourd’hui indépendant. On en prévoit un sur deux dans 10 ans.
 
L’ère des slashers
 
Avec l’avènement de la société post­industrielle, fondée sur la connaissance plus que sur les machines, chaque personne devient sa propre entreprise quel que soit le contrat qui la lie avec la structure donneuse d’ordre (contrat de service ou de travail). Que vous soyez entrepreneur, travailleur indépendant ou même salarié, la problématique est la même : il s’agit de valoriser vos actifs incorporels en utilisant plusieurs leviers (se spécialiser, faire sa pub sur les réseaux sociaux, etc.).
 
Signe des temps, les salariés eux­-mêmes commencent à se revendiquer « slashers », c’est-­à-­dire multitâches, soucieux de jongler entre plusieurs activités. La vie du travailleur indépendant n’est pourtant pas facile. Il faut trouver des clients, s’improviser comptable et juriste tout en exerçant son cœur de métier.
 
Du côté des entreprises, il n’est pas non plus aisé de gérer la multitude des prestataires malgré l’émergence de plateformes qui regroupent ces indépendants.Travailler avec un indépendant ne correspond pas aux mêmes logiques que travailler avec un salarié. Il suppose au préalable un brief précis et une définition des objectifs car la mesure du résultat se fait sur un horizon temps beaucoup plus court que celui du salarié.
 
Source: lesscro.com
 
 
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