Toutes les organisations syndicales ont fait le choix d’accompagner la régulation d’un secteur du portage salarial plutôt que de s'opposer à ce que certains considèrent pourtant comme un détournement du salariat. « Nous n’avons pas été capables d’interdire la pratique. Dès lors, il nous appartient à minima d’organiser cette activité pour lutter contre la concurrence entre les salariés », explique ainsi ce militant d’une organisation signataire.
 
Le chemin a été long pour en arriver là. Tous les salariés portés ont désormais une convention collective, entrée en vigueur le 1er juillet, mais celle-ci reste à compléter. Comment rompre le contrat de travail quand la démission n’ouvre pas de droits au chômage et qu’une telle décision ne peut incomber à l’entreprise de portage ? Quid de l’entretien professionnel, des questions relatives au lieu de travail et de la protection sociale complémentaire ? Des groupes de travail ont été créés à cet effet et devraient poursuivre leurs réunions jusqu’à la fin de l’année. 
 
 
 
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