Vers quel statut juridique s'orienter pour lancer son activité indépendante ? Si le très accessible régime micro-entrepreneur (anciennement "auto-entrepreneur") jouit d'une grande popularité chez les nouveaux venus, il ne faudrait pas oublier l'existence d'un autre statut, également adapté à une entrée dans le monde de l’entrepreneuriat : le portage salarial ! Pour compliquer un peu plus les choses, portage salarial et micro-entreprise sous tous deux victimes d’idées préconçues plus ou moins fondées qui n’aident pas à faire un choix. Dans cet article, nous vous proposons de détricoter le vrai du faux pour vous aider à choisir en votre âme et conscience !
 
Le portage salarial n'est pas accessible à tout le monde
 
VRAI. Bien que le portage salarial soit aujourd'hui ouvert à un plus grand nombre de professions qu'auparavant, il n'en demeure pas moins réservé aux professionnels autonomes pouvant justifier d'une qualification suffisante et d'un niveau de rémunération au moins égal à 75 % du plafond de la Sécurité Sociale . De plus, certaines professions, à l'image des professions réglementées et des prestations de services à la personne, sont exclues d'office.
 
La micro-entreprise offre davantage de liberté
 
VRAI. Bien que complètement autonome quant à la gestion de son activité, le salarié porté doit rendre un compte-rendu d'activité chaque mois. Avant de réaliser une mission, celle-ci doit par ailleurs être préalablement validée par la société de portage salarial. Le but est moins de contrôler l'activité du porté que de s'assurer que sa mission entre bien dans le cadre strict fixé par la loi.
 
Le salarié porté ne touche pas l'intégralité de son chiffre d'affaires
 
VRAI. Une partie du chiffre d'affaires réalisé par le salarié porté est prélevé par sa société de portage salarial au titre des frais de gestion. Ceux-ci permettent de lui assurer l'accès à un certain nombre de services : formations, prise en charge des obligations comptables, accès à des offres de missions, accompagnement aux appels d'offres...
 
Si le micro-entrepreneur n'a aucun frais de gestion à reverser, il doit cependant s'acquitter de cotisations sociales, de 13,1 % à 22,7 %, comme n'importe quel autre entrepreneur indépendant. En revanche, contrairement au salarié porté, il ne peut pas demander le remboursement des frais professionnels non pris en charge par ses clients.
 
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