Sur les 2,8 millions d’indépendants (Insee), plus d’1 million sont micro-entrepreneurs. Un taux qui devrait bondir grâce à l’élargissement du statut confirmé ce matin.
Ce régime à part avait été instauré en 2009 dans le but de créer de l’emploi. Il permet à des salariés, des chômeurs, des retraités ou encore des étudiants de créer leur propre activité, qu’il s’agisse d’une activité principale ou un complément de revenus. Le succès de ce régime s’explique notamment par des démarches administratives simplifiées et par un régime fiscal avantageux.
 
Un plafond de revenus maximum rehaussé
 
Pour renforcer ce statut, les plafonds de revenus maximums pour y prétendre et pouvoir en bénéficier vont être doublés en 2018. Ils seront de 70 000 euros pour les activités de service (contre 33 100 euros auparavant) et de 170 000 euros pour les activités commerciales(contre 82 800 euros). La mesure figurera dans le projet de loi de finances 2018.
 
Un régime social simplifié
 
Bonne nouvelle : à compter du 1er janvier 2018, les indépendants adhéreront désormais au même système de santé, de prévoyance et de retraite que les salariés du privé. Comme tout travailleur indépendant, l’auto-entrepreneur va donc bénéficier lui-aussi des changements liés à l’abandon du Régime Social des indépendants (RSI).
Jusqu’à ce jour, l’auto-entrepreneur appelé « micro-entrepreneur » depuis 2017, bénéficiait d’un régime social particulier, le micro-social simplifié. Il touchera une meilleure indemnisation en cas de maladie (rappelons que jusqu’à présent les indépendants n’avaient pas droit aux indemnités journalières). Et il pourra se rendre sur un site web dédié au nouveau régime, permettant de s’informer et suivre le recouvrement des cotisations.
 
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