Plusieurs mesures ont été annoncées pendant la campagne d’Emmanuel Macron afin d’encourager la création d’entreprise. Ainsi, les microentreprises devraient bénéficier d’une exonération de charges la première année ainsi qu’un doublement du plafond de chiffre d’affaires. L’idée est de supprimer les blocages à la création d’entreprise et de permettre une évolution plus souple vers un autre statut.
En parallèle, toujours dans la même optique, le Gouvernement d’Edouard Philippe s’est engagé à réformer l’assurance-chômage à compter de l’été 2018. Il s’agit de créer une sécurité professionnelle universelle, simple et efficace, pour accompagner chaque Français, quel que soit son statut. Les travailleurs indépendants, et donc les managers de transition, devraient ainsi bénéficier de droits à l’assurance-chômage, tout comme les salariés, afin de garantir leur sécurité lorsqu’ils sont confrontés à une perte d’activité. Les salariés démissionnaires disposeront de la même protection (une fois tous les cinq ans pour éviter les abus) : grâce à ce matelas financier, ils pourront créer leur entreprise s’ils le souhaitent.
Concernant le management de transition, il s’agit d’excellentes initiatives. Avec un marché qui affiche une croissance de la demande client de 15% alors que la ressource « manager de transition » pourrait se raréfier d’ici 3 à 5 ans, il est capital d’encourager les cadres dirigeants à franchir le cap plus facilement afin qu’ils osent entreprendre une carrière dans le management de transition. Il faut bien comprendre que jusqu’à présent, les entrepreneurs se retrouvaient sans filet de sécurité car, sans possibilité de cotiser pour leur protection, ils ne pouvaient prétendre au chômage en cas d’échec. La création de ce nouveau droit à l’échec devrait vraisemblablement encourager l’entrepreneuriat.
Source: gestionsociale
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