Lorsque j’explique que je suis entrepreneure salariée de ma coopérative (autogestion de mon activité et avantages d’une salariée), que le principe de rémunération est de transformer le chiffre d’affaires réalisé en salaire, j’entends régulièrement cette réponse : « c’est comme le portage salarial ». Ceci est incorrect aussi bien sur le fond que sur la forme.
 
(Dans la suite de cet article, j’utiliserai CA pour désigner le chiffre d’affaires.)
 
La relation avec une société de portage salarial reste très commerciale et peu ouverte sur l’humain ou le partage communautaire. En début de recherches, lorsque j’ai contacté plusieurs sociétés de portage salarial, j’ai rapidement compris que mon profil n’était pas intéressant pour eux. Bien qu’ils affirment qu’un cumul d’activités est possible, la réalité est assez différente. Dès ma première prise de contact, ils m’ont clairement expliqué que si je ne facturais pas un certain minimum horaire, je n’aurais aucun droit salarial. Quel est alors l’intérêt ? Jugeant le taux demandé trop élevé, j’ai expliqué que je n’étais pas prête à facturer ce montant. Les sociétés n’ont pas voulu me transmettre plus d’informations ni étudier mon projet. J’ai tiré une croix sur cette solution.
 
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