Critères d’éligibilité, contraintes et coûts de deux régimes aux avantages bien différents
Si le système de l’auto-entrepreneuriat est assez largement connu, c’est moins le cas de celui du portage salarial. Pour le travailleur indépendant, le choix entre ces deux régimes se fera selon le type d’activité – puisque l’un et l’autre excluent certaines pratiques –, mais aussi le volume d’activité – l’un impliquant un plafond de chiffre d’affaires, et l’autre un plancher –. Enfin, et surtout, les deux statuts entraînent des coûts respectifs bien différents. Car la tranquillité procurée par le portage salarial – protection sociale, assurance chômage, gestion administrative – a bel et bien un prix.
Les professionnels qui optent pour le portage salarial sont des personnes souvent lassées du salariat classique et des contraintes qui pouvaient leur être imposées. Ils ont souhaité alors devenir indépendants tout en gardant une certaine sécurité”, analyse Mélanie Lecœur, directrice d’Advizium, une société de portage salarial. Dans ce système, c’est bien la société de portage qui va gérer pour les salariés “portés” l’ensemble des aspects administratifs. Le professionnel n’a pas de comptabilité à tenir, il n’a pas de factures à émettre, il n’a pas de contrats de prestation à délivrer à son client, il n’a pas à suivre le règlement et le recouvrement des factures, ni les relances. Il s’agit donc d’une relation tripartite entre la société de portage, le salarié porté et la société cliente du porté.
Source: lenouveleconomiste.fr
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