Ils bénéficieront de gains de pouvoir d’achat en 2018 puis en 2019. L’auto-liquidation va être expérimentée. Le plus gros chantier, la protection des entrepreneurs, reste à ouvrir.
 
Place aux entrepreneurs. Le gouvernement s'est déplacé en force ce mardi à Dijon, pour présenter  son plan en faveur du travail indépendant . Après avoir visité un salon de coiffure, le Premier ministre Edouard Philippe s'est rendu à la Chambre des métiers et de l'artisanat de Côte d'Or, où il a officialisé la fin du Régime social des indépendants (RSI). Il était entouré de Gérald Darmanin (Comptes publics), d'Agnès Buzyn, (Solidarités) et de Benjamin Griveaux (secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie).
 
Plusieurs représentants du RSI affichaient la mine de circonstance à l'occasion de cet « enterrement » contre lequel ils ont bataillé, mais que réclamait une large majorité des artisans-commerçants-professions libérales. Au 1er janvier, le régime général va absorber le RSI et le digérer pendant deux ans avant son intégration complète. 
 
Permettre « que le travail paie »
 
En fait d'enterrement, Edouard Philippe a surtout parlé de la vie après le RSI, avec une série de mesures pour faciliter la vie des indépendants et leur redistribuer du pouvoir d'achat. Les indépendants ont « choisi la liberté », a-t-il exposé. L'Etat ne doit pas se contenter de respecter cette liberté : « Je veux qu'il la valorise, qu'il la consolide ». D'abord en  réformant le Code du travail pour faciliter le dialogue social dans les petites entreprises. Ensuite, en permettant « que le travail paie ». 
 
 
Source: .lesechos
Articles similaires
Commentaires